11 juin 2006

Ma Pacific-Coast


Derrière son grand pare-brise, pas de vent, pas de bruit !C’est une super moto pour le grand tourisme, pour « cruiser » à 100,110 sur les petites routes de campagne. Et il y a ce coffre incroyable qui accueille casque, bottes, blouson etc.. et transforme en un clin d’œil un motard encombré en un piéton aux mains libres ! La moto idéale si elle n’avait cette autonomie ridicule d’environ 200 kms qui m’amène à la pompe plus souvent que de raison !

04 juin 2006

La Dresch


Retrouvé cette carte postale prise à Vancé, le village où j’ai passé mon enfance.
La moto est une Dresch, marque française fondée en 1926.
Henri Dresch construisit dans son usine installée à Paris un nombre considérable de machines de toutes cylindrées.
L’idée d’Henri Dresch était de fabriquer des motos solides et à des prix imbattables : La moto est considérée comme un bienfait social, c’est un moyen de transport utile et sûr bien différent des jouets sportifs, ce n’est pas un article de luxe à l’usage des oisifs et des fortunés, la moto est essentiellement démocratique.
Ecrivait-il. Pour produire des motos économique et de qualité, il dispose des machines outils les plus modernes et standardise au maximun la production.
La moto que chevauche ce fier sarthois est une 250 cc type MS 604, son réservoir était certainement rouge, seule couleur disponible, elle fut construite entre 1929 ne vous vous ne vous de et 1936.
Les motos Dresch furent toujours à la pointe du progrès, on vit au fil des années trente des modèles à cadre en tôle embouti et transmission par cardan, des blocs-moteurs bicylindres en ligne, (2 cylindres l’un derrière l’autre) et même des prototypes à 4 cylindres. Par ailleurs, Dresch est connu pour ses nombreuses campagnes publicitaires, ses affiches, ses présentation sur les salons (Le stand au Salon de Paris 1930 avait la forme d’une moto posée à plat sur le sol, les visiteurs pouvait circuler à l’intérieur entre cadre, roues, moteur… et admirer la gigantesque machine depuis les galeries !)
En 1940, les usines furent contraintes de s’arrêter mais le bureau d’étude continua de plancher sur différents prototypes et en 1948, ils présentent un nouveau modèle au Salon : une 350 cc moteur 2 temps et transmission par cardan, qui malheureusement n’entrera jamais en production.
Ce sera la fin des motos Dresch.

Source : Les motocyclettes Dresch par F.H Denise

25 mai 2006

Jean-Yves et la Venture, ou l'Aventure !


Mon ami Jean-Yves en plein travail, il a totalement refait cette magnifique Yamaha Venture, 4 cylindres en V.
Je suis toujours heureux de fureter dans l’atelier de Jean-Yves, ça sent bon la vraie mécanique, celle du tour , de la fraiseuse… et il y a toujours quelque chose à découvrir : un moteur de Porsche ou un vieux cyclo VAP Spécial Monneret, le rêve quand nous avions quatorze ans !

19 mai 2006

Robert Pirsig et sa Honda


J’aime par-dessus tout ce livre de Robert Pirsig : Traité du Zen et de la Motocyclette. C’est la relation du voyage que l’auteur a entrepris avec son fils à travers les Etats-Unis après une profonde dépression. Longue méditation sur le sens de la vie, sur la notion de qualité. Qualité d’un instant, d’un geste, d’une idée, d’une vie.
Nulle part Pirsig ne fait allusion à la marque de sa moto. Sur Internet, j’ai trouvé des photos de l’auteur et de sa moto au départ de son périple. Celle-ci est une Honda 305 Dream. Même si ça ne change rien au bouquin, je ne sais pourquoi, ça me fait plaisir. La Honda Dream est une des plus belles motos jamais construites !

04 mai 2006

La 450 Honda


Vers six heures du soir, quand les usines et les bureaux amenaient du monde sur le boulevard, le fils Dubourg sortait la 450 Honda sur le terre plein. Et devant les badauds, il prenait un air solennel pour effectuer les différentes manœuvres de mise en route : essence, contact, les voyants s’allumaient. Starter sur le côté des carburateurs, une légère pression du pouce et le moteur démarrait dans un bruit métallique, puis montait en régime avec le son envoûtant d’une moto de course. Il coupait alors le contact pour refaire la même démonstration, en appuyant sur le bouton du démarreur avec le bout de l’index. Le moteur repartait instantanément.
C’était magique !
Des badauds médusés passaient leur chemin en hochant la tête, d’autres posaient des questions : la vitesse ? Le prix ? Il y avait toujours quelqu’un qui demandait :
-Mais le démarreur, ça doit tirer sur la batterie ?
-A peine ! marmonnait le fils Dubourg, l’air de celui qui s’y connaît, mais ne peut en dire plus.
-Et alors, à quoi il sert le kick ? interrogeait un autre.
-A rien ! répondait-il, l’air de celui qui en a déjà trop dit !
Puis, sans dire un mot de plus, il rentrait la moto dans la boutique, la replaçait sur son socle et lustrait les chromes avec une peau de chamois.

extrait de "La Moto-Rêve" éditions Gwésylem